Rosier maladies : Comment Les Éviter Et Les Traiter ?

Rosier maladies, comment les éviter et les traiter ? Les maladies des rosiers sont provoquées par des carences. Mais, elles sont aussi  cryptogamiques, virales ou bactériennes. 

Les cryptogamiques provoquées par des champignons sont les plus fréquentes. Les maladies bactériennes sont plus rares. Les virus, les bactéries, les champignons, les vers … déclenchent divers symptômes : décolorations, taches.

Dans les cas graves, la croissance de la plante s’arrête et malheureusement nous pouvons la perdre.

Nous aimons tellement nos rosiers, qu’il n’est pas question de ne pas les protéger et les soigner.

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Le saviez-vous ? Pour protéger ces rosiers, vous devez faire un écrin de feuillage

Pour éviter le dessèchement du sol, plantez des vivaces couvre-sol tout autour de vos rosiers. Le feuillage très fourni des pélargonium mettra les roses en valeur.

Le gypsophile nain avec ses nombreuses fleurs en pompon s’associent très bien avec toutes les roses.

Rosier maladies

Tableau de diagnostic

Symptômes  Maladies
Feuilles présentant des taches

des pustules de couleur rouille

 

Rouille

rondes et noir violacé isolées ou groupées

Taches foliaires

des motifs verts et jaunes, en lignes irrégulières ou en anneaux

Mosaïque du rosier

 

Feuilles jaunies se décolorant

 

Chlorose
finissant par tomber

 

Taches foliaires
se desséchant puis tombant

 

Botrytis
Feuilles déformées avec de la poudre blanche

 

Oïdium
présentant des mouchetures et des nervures

colorées

Mosaïque du rosier
Bourgeons, boutons et fleurs décolorés devenant gris brun

puis pourrissant

Botrytis
brunissant puis avortant

 

Mildiou

Source : Gamm vert

Rosier maladies : Les gestes simples pour éviter les maladies

rosier maladies

Les entailles, les meurtrissures sur les rosiers sont des portes d’entrée pour les maladies et l’humidité et la chaleur favorisent leur développement.

Voici quelques gestes simples pour éviter les maladies :

Espacez les plants au moins d’un mètre cinquante pour permettre à l’air de circuler.

Puis, désherbez, arrosez et fertilisez régulièrement. Une plante en bonne santé résiste mieux aux attaques.

Et, désinfectez vos outils avant et après avoir travaillé sur les rosiers malades.

De plus, utilisez des pots et des godets propres pour les boutures avec du terreau frais.

Souvent, je vous conseille d’arroser avec de l’eau de pluie car elle n’est ni calcaire, ni chlorée. Mais, attention, les récupérateurs d’eau sont de véritables nids à bactéries.

Tous les déchets infectés se brûlent.

Enfin, changez les rosiers de place pour empêcher les maladies de récidiver aux mêmes endroits.

Important : savoir arroser

Arrosez abondamment aux pieds des rosiers.  En période de canicule, si vous rincez les feuilles dans l'après-midi, faites cet arrosage suffisamment tôt pour que les feuilles sèchent avant la nuit.

Car, gardez les feuilles humides la nuit, augmente le risque d'attaques fongiques.

Rosier maladies : Carence en fer

la chlorose

rosier maladies

L’excès de calcaire dans l’eau du robinet provoque la chlorose. La chlorose ferrique touche en premier lieu les jeunes feuilles.

Le remède dans le commerce est le chélate de fer soit en arrosage : une dose pour un litre d’eau soit par pulvérisation sur les feuilles. Ce chélate de fer est autorisé en agriculture biologique et vendu dans les jardineries.

Apportez du compost.

Analyser le taux de calcaire  de votre sol, au-dessus de 10 %, évitez d’installer vos rosiers ou alors achetez des rosiers greffés pour sols calcaires.

Si vous ne voulez pas utiliser le  chélate de fer, remplacez-le par du persil. Les tissus du persil  sont très riches en fer et assimilables par le rosier. Enfouissez en surface les vieilles feuilles de persil au pied des plantes.

Les deux remèdes sont ponctuels et se renouvellent régulièrement.

Rosier maladies : Carence en azote

Les rosiers, matières vivantes, sont sensibles au manque d’azote (N). Le feuillage est terne, jaunissant. La plante chétive pousse mal.

Le remède c’est d’apporter des matières organiques et du sang séché. 

Carence en magnésium ou en manganèse

Les signes sont presque identiques à la chlorose. Les feuilles jaunissent mais moins que la chlorose. La décoloration commence sur les feuilles les plus âgées ou situées à la base des rameaux puis progresse à partir du pourtour de la feuille.

Une bande verte subsiste autour des nervures. On parle de ‘chlorose en doigt de gant’. Quand le manque persiste des taches rouges apparaissent. Les feuilles se dessèchent et tombent. La plante souffre d’un mauvais développement.

Le manque de potassium est dû parfois à un excès de calcaire, de  potasse ou des fortes pluies ou encore un arrosage excessif en terrain sableux.

Cette carence  se corrige avec des apports de sulfate de magnésium ou de basalte broyé.

Puis cesser le chaulage, limiter l’arrosage et pulvériser sur les feuilles du sulfate ou des chélates de manganèse.

Insuffisance en phosphore

Les carences en phosphates sont fréquentes en terre acide, trop calcaire ou très humide.

Le traitement consiste à apporter des phosphates naturels : farine de poisson ou de la poudre d’os. 

Et, bien entretenir avec du compost organique, du fumier et un paillis. Ces pratiques favorisent la mycorhize.

La mycorhize est le résultat d’une symbiose entre un champignon et une plante. La symbiose est un type de relation entre organismes à “bénéfice mutuel”, c’est-à-dire que les deux organismes tirent profit de l’association.

Ces mycorhizes jouent un rôle important dans l’assimilation du phosphore et de l’azote.

Manque de potassium

Les rosiers ont besoin de potassium. Gardez les peaux de banane bio, qui apportent  des nutriments et font d’excellents engrais. Le potassium contenu dans la peau fortifie la résistance des rosiers aux maladies et favorise la croissance.

Les peaux peuvent être entières, hachées, trempées ou en purin.

Elles améliorent la qualité du sol. Si vous optez pour la peau entière, enfouissez en profondeur pour ne pas attirer les animaux.

Au fur et à mesure de sa décomposition, le rosier se nourrit.

Recette :

Mettez à tremper une peau de banane fraîche dans de l’eau pendant un jour ou deux. Ensuite, utilisez l’eau pour arroser vos plantes.

Rosier maladies : oïdium – Remède naturel la prêle

Cette maladie est provoquée par un champignon très virulent. Une couche de moisissure blanche et poudreuse apparaît sur les faces interne et externe des feuilles.

Les feuilles jaunissent et tombent. Le rosier a du mal à croître et peut mourir.

Remèdes :

Retirez et brûlez les feuilles infectées. Aspergez de fongicide ou de myclobutanil, triforine ou propiconazole.

Le traitement naturel est une pulvérisation de prêle efficace pour éradiquer les maladies dues aux champignons.

Les taches noires ou marsonia

C’est une maladie cryptogamique provoquée par un champignon très contagieux. Le marsonia se déclare à partir du mois de juin. Bien qu’à Agay dans le Var, en bord de mer mes rosiers sont tachetés de noir toute l’année.

Cela serait la conséquence d’une différence importante de la température entre le jour et la nuit.

Il est toutefois important lors de la taille d’hiver de couper les branches de façon qu’elles ne se croisent pas et que le soleil assèche les feuilles.

Remèdes :

Une décoction de prêle ou d’ortie est efficace.

Certains conseillent une pulvérisation de  bouillie bordelaise. Pour ma part, je n’aime pas beaucoup ce bleu dans le jardin.

Lire mon article : La bouillie bordelaise contestée : astuces de mamie Mado pour l’éviter 

Botrytis

Cette maladie fongique se déclare suite aux attaques au printemps et l’été du champignon botrytis cinerea  dont les spores sont véhiculées par les courants d’air et éclaboussures. Il est très résistant et survit sur les plantes aussi bien vivantes que mortes.

Évolution : Il infecte les parties aériennes de la plante en pénétrant par des tissus altérés ou des lésions. Il peut survivre plusieurs années sous forme de sclérotes au sol ou au milieu de débris végétaux contaminés.

Terrain favorisant : Au cœur d’une atmosphère humide et chaude, le botritys cinerea se complaît. L’excès d’engrais  azotés contribue a son apparition.
Traitement naturel :Appliquez une solution à base de décoction  de prêle qui est un  insecticide répulsif.
Traitement chimique : Vous pouvez pulvérisez également un fongicide anti pourriture.

Mais donnons quelques précisions sur cette bouillie bordelaise !

La bouillie bordelaise, c’est quoi ?

C’est un traitement fongicide préventif qui en France est autorisée en agriculture biologique mais interdit dans d’autres pays. Elle se compose de 20 % de cuivre ( Cu2+), de savon noir et d’eau. Ce produit vendu sous forme de poudre bleue verdâtre bloque la germination des champignons.

A l’origine, ce traitement était pulvérisé sur les feuilles et les raisins de la vigne pour prévenir une moisissure nommée mildiou. Aujourd’hui, on l’emploie au jardin pour de nombreuses plantes pour éradiquer les maladies cryptogamiques.

Ce traitement est toxique et il doit se limiter à 20 g de poudre par litre d’eau et à 6 K g par ha par an.  En trop grande quantité, il est néfaste pour l’homme et pour les animaux.

Pour l’homme, il irrite les yeux et la peau. Les moutons sont très sensibles à cet empoisonnement. L’accumulation de cuivre dans le sol et les nappes phréatiques met en danger l’ éco système et tue  la micro phone et la flore.

Rosier maladies : Oïdium

maladie rosiers

Maladie du blanc causée par un champignon se manifestant par un feutrage blanc.

  • Dès l’apparition, ôter les feuilles pour éviter la propagation. Brûler les feuilles malades.
  • Pulvérisez avec une décoction de tiges de la prêle
  • ou traitez  avec une infusion d’ail
  • Vaporisez un mélange 10 % de lait de vache demi-écrémé et d’eau.
  • ou avec du bicarbonate de soude

Recette : Décoction de prêle

  • 100 g de prêle pour 1 litre d’eau
  • portez à ébullition 20 minutes
  • couvrez, laissez refroidir , filtrer
  • diluez à 20 % avant traitement

Recette : Bicarbonate

  • 1 cuillère à café de bicarbonate de soude
  • un litre d’eau
  • 3 cuillères à café d’huile d’olive

Traitez une fois par semaine.

Ces traitements ci-dessus développés ne doivent pas s’appliquer en plein soleil et évitez le vent.

Il faut renouveler tous les 15 jours et recommencer après la pluie.

Maladie des rosiers : Rouille

rosier maladies

Provoquée par un champignon, cette maladie se développe toute l’année, quelque soit la saison. Les feuilles présentent des plaques  jaune, orange et marron. Les spores apparaissent dans la plupart des cas sous forme de pustules, orange vif ou brun foncé.

Les rouilles évoluent : au printemps, les pustules sont oranges ou jaunes. En été puis en hiver, elles sont davantage brune ou noire.

Traitements curatifs : Des moyens efficaces pour combattre la maladie ou le nuisible qui ronge votre plante.

Traitement naturel : Appliquez une solution répulsive à base de décoction de prêle, d’ail, de purin ou encore de purin d’ortie.

Traitement chimique : Vous pouvez pulvériser un fongicide type bouillie bordelaise.

Rosier maladies : Mosaïque du rosier

C’est une maladie due à un virus, la mosaïque du rosier attaque les rosiers en automne, été et au printemps. Les roses sont touchées et les feuilles présentent des mouchetures et des nervures colorées.

Malheureusement, il n’existe aucun traitement. Le virus est  véhiculé par les nématodes du sol.

Arrachez et brûlez les plantes les plus touchées. Renforcez les défenses de votre rosier avec du purin d’ortie.

La recette du purin d’ortie

  • Hachez 1 kg de jeunes orties non montées à graines
  • Faites macérer 10 l d’eau les orties hachées

Ne pas utiliser de contenant métallique, préférez le plastique.

La durée de macération à une température d’environ 18° varie selon l’utilisation souhaitée :

  • 24 à 48 heures pour l’utiliser en insecticide et fongicide
  • 15 jours pour l’utiliser en engrais ou en activateur de croissance : dans ce cas, la macération ne doit plus émettre de bulles lorsqu’on la remue, sinon la fermentation n’est pas achevée.

Avant d’utiliser le purin d’ortie, il vous faut le filtrer, plus ou moins finement selon que vous le répandrez à la pomme d’arrosoir ou au pulvérisateur.

S’agissant d’un mélange très concentré, il est conseillé de le diluer, notamment pour une utilisation en insecticide (1 pour 5. à 20).

Le purin d’ortie s’utilise au printemps lorsque les végétaux sont en pleine croissance ou à la fin de l’été quand les plantes font leurs réserves d’hiver.

Pour le conserver plusieurs semaines voire 1 an, il faut le filtrer finement, le mettre dans des bouteilles fermées de façon totalement hermétiques, stockées dans un endroit frais.

Sources : Gamm vert – Rustica

Anthracnose 

Les taches provoquées par le champignon sphaceloma rosarum prennent leur origine en des points où les feuilles sont imbibées d’eau.

Au début,  elles passent en général inaperçues au début jusqu’à ce  qu’elles virent au noir avec un bord très nettement défini.

Lorsque les taches s’élargissent, le centre devient gris et peut tomber, laissant apparaître un trou dans le limbe. La défoliation est possible mais n’est le plus souvent pas  très grave.

Pour finir,

Je vous dirai que les rosiers sont très sensibles aux maladies mais ils succombent rarement. Très sincèrement, si vous apprenez à bien soigner vos rosiers, je pense que vous êtes au top pour les autres plantes.

Car les rosiers c’est comme les mômes, ils vont vous en faire voir de toutes les couleurs mais ils sont si beaux bien portants que vous ne résisterez pas à leur beauté.

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